Actualités archivées

Les 70 ans du CRIF

De nombreuses personnalités politiques, religieuses et communautaires ont assisté, lundi 16 décembre 2013, à la réception donnée par le Président de la République, François Hollande, à l’occasion des 70 ans du  CRIF, parmi lesquelles la Garde des Sceaux Christine Taubira, le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le Président du Sénat Jean-Pierre Bel, l’Ambassadeur d’Israël en France Yossi Gal, le Grand Rabbin de Paris, Grand Rabbin de France par intérim, Michel Gugenheim et Joel Mergui, Président des Consistoires.

Voir la video du discours du Président de la République :

http://www.crif-grenoble-dauphine.org/videos/discours-a-l-occasion-du-70eme-anniversaire-du-conseil-representatif-des-institutions-juives-de.html

Reception du Président National du CRIF

Roger Cukierman s’est rendu, jeudi 10 octobre 2013 à Grenoble, à l’invitation d’Edwige Elkaim-Sebban, Présidente du CRIF Grenoble-Dauphiné. À son arrivée, il a eu un entretien avec la journaliste Ève Moulinier, paru dans les colonnes du « Dauphiné Libéré », puis avec Élisabeth Steineret Viviane Attard, à l’antenne de Radio Kol Hachalom. Au cours de ces deux rendez-vous médiatiques, il a évoqué les actions et les priorités du CRIF, tout particulièrement axées autour de la lutte contre l’antisémitisme et le racisme dont il constate une augmentation alarmante. Il s’est également exprimé sur la place importante des femmes au CRIF, notamment au sein de la Commission « Femmes dans la cité », dirigée par Mesdames Nathalie Cohen-Beizermann et Edwige Elkaim-Sebban. Sans oublier les jeunes et les sympathisants de la société civile, dont la présence se manifeste à travers l’Association des Amis du CRIF.

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« La problématique de la lutte contre les violences physiques est d’autant plus grande que les auteurs de ces actes antisémites sont souvent des victimes potentielles du racisme « ordinaire » »

Roger Cukierman a été reçu à l’Hôtel de Ville de Grenoble par Michel Destot, Député-Maire. L’entretien a permis d’insister sur les inquiétudes de la communauté juive face aux violences antisémites dont elle est la cible et de demander aux pouvoirs publics des actions concrètes au niveau de l’éducation, dans le cadre scolaire et au sein des familles. Le Président du CRIF s’est ensuite rendu au Centre Culturel Juif (CCJ) où il a donné une conférence sur le CRIF et sur les enjeux et défis politiques auxquels la communauté juive est confrontée aujourd’hui en France, devant une salle pleine et attentive, dont de nombreux jeunes de l’UEJF (Union des Étudiants Juifs de France). Roger Cukierman a défini les priorités du CRIF en matière d’antisémitisme et de racisme, précisant que l’antisémitisme s’exprime aussi bien par une hostilité « politiquement correcte » (de la part de l’extrême-droite comme du front de gauche) qui participe d’une banalisation de l’antisémitisme et d’un mouvement de délégitimation de l’existence de l’État d’Israël (boycott de produits israéliens, subventions communales à des associations pro-palestiniennes, etc.), que par des actes de violence physique, qui sont le fait de « jeunes » de zones défavorisées. La problématique de la lutte contre les violences physiques est d’autant plus grande que les auteurs de ces actes antisémites sont souvent des victimes potentielles du racisme « ordinaire ». Pour Roger Cukierman, il est ainsi difficile d’associer antisémitisme et racisme, mais il est également impossible de les dissocier, selon l’éthique juive de combattre toutes les formes de discrimination. Ce combat est l’une des tâches prioritaires du CRIF, qui se bat par la plume et la parole. La lutte contre l’antisémitisme passe également par une mobilisation des intellectuels de tous bords ; c’est à cet effet que Roger Cukierman a réactivé l’Association des Amis du CRIF, dont toute personne qui le souhaite peut devenir membre.

Texte et photos : Viviane ATTARD

Toutes les photos de la rencontre : Reception de Roger Cukierman le Jeudi 10 Octobre 2013

Michel Destot, Député Maire de Grenoble, a adressé ses voeux de Rosh Hachana à la communauté juive

677277-nouvel-an-juif.jpgLundi 2 septembre 2013, Michel Destot, Député Maire de Grenoble, a adressé ses voeux à l'occasion de Rosh Hachana - le nouvel an juif- à la communauté juive, à travers le Crif,  en Mairie en présence de plusieurs membres du conseil Municipal :
Jerome Safar, Bernard Betto, Morad Bachir-Cherif, Stéphane Gemmani, Jacques Thiar, Georges Lachcar, et les membres du Comité Directeur du Crif.
Un échange convivial et chaleureux s'est engagé durant lequel notre Députe Maire Michel Destot a réitéré son indéfectible amitié au Crif et a la communauté juive, en soulignant le travail de mémoire, les actions accomplies ensemble, comme le Prix Louis Blum, et en insistant sur les valeurs communes, comme l'ouverture  aux autres , la tolerance, les liens tissés avec les associations grenobloises.
Edwige Elkaim-Sebban, la présidente du Crif Grenoble Dauphiné, profondément touchée par ces paroles empreintes de profonde et sincère amitié, a remercié le Député Maire pour son implication constante dans la transmission de la Mémoire a travers les voyages annuels des lycéens de notre département à Auschwitz, de l'exposition sur les biens spoliés des juifs et toutes les manifestations réalisées en partenariat comme des conférences débats, les commémorations ...
Un moment privilégié chargé en émotion où nous avons formulé des voeux de Paix afin de construire un front uni contre l'obscurantisme et la violence.

Hommage à Aristides de Sousa Mendes, le Consul proscrit

Dans le cadre d'un large panorama historique et culturel dédié aux Justes de France ,différentes manifestations  ont été programmées par le Musee de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, grâce à la détermination de son président Olivier Cogne  avec la coopération de nombreuses associations juives  et non juives et ce depuis novembre 2012 jusqu'en mai 2013 pour le Devoir de Mémoire auprès de nous tous, mais aussi surtout nous l'espérons pour éduquer les jeunes générations à la Vigilance, à la Résistance et au Respect des Mémoires.

Le documentaire , exceptionnel dont je vais vous  dire quelques mots a été projeté au Palais du parlement, place St André à Grenoble à l'nitiative du CRIF de Grenoble  par sa présidente Edwige Elkaim le jeudi 21 mars  2013 dernier .Il s'intitule le Consul proscrit et date de 1993.

Les réalisatrices Téréza Olga et Diane Andringa ont donné leur accord pour une diffusion publique, gratuite, dans un cadre educatif .Il fut presenté à la radio-télévision portuguaise et France3 Aquitaine en 1993 et dure 54 mns.

Le travail minutieux, rigoureux et exigent des réalisatrices et du biographe Eric Lebreton  dans les archives historiques portugaises et françaises nous ont permis de cerner de près les problèmes de conscience de ce haut fonctionnaire internationnal Aristide De Souza Mendès (19/7/1885-3/4/1954) qui,  au péril de sa carrière, a délibérément refusé  d'obéir aux ordres du gouvernement portugais, sous Salazar qu'il représentait à Bordeaux en plein conflit  nazi entre l'Allemagne, et la France et ce en 1940.

Le parcours de ce diplomate 'hors normes', croyant, a démontré son courage, sa force de caractère,son charisme,sa philantropie pour ces pauvres gens, juifs et non juifs pourchassés par le Fûhrer dont le seul crime était de fuir la mort vers un pays libre :  le Portugal alors, en obtenant un visa.

Le visa de la Liberté leur fut tamponné par le Consul lui-même, cet homme sensible ,charitable, altruiste : Aristide de Souza Mendès.

L'organisation israélienne  'Yad Vashem' , à Jérusalem lui décerna la médaille de Juste parmi les Nations   parcequ'il a pu sauver ainsi une trentaine de mille êtres humains, parmi lesquels 10 000 juifs. Ces survivants de la Shoah  témoignent dans ce film et  lui expriment leur reconnaissance.

Cependant il fut banni par son gouvernement, expulsé par le ministère des affaires étrangères de son emploi , fut privé de sa retraite et condamné à vivre dans la misère, ….alorsqu'il était en charge d'une famille de 15 enfants.

Il fut réhabilité plus de quarante ans apres la seconde guerre mondiale par la France en 1988, et par le Portugal en 1990.

Quelques questions furent posées par l'audience  à l'un des petits-fils Gérald Mendès vivant au Québec  et au biographe Eric Lebreton invités à cette occasion .

L'une des conclusions rapportée par l'audience fut de transmettre son nom à des etablissements scolaires, des lieux patrimoniaux, comme cela fut fait sur le mur des noms des Justes à Paris,.....Mais surtout que sa mémoire soit transmise dans les livres d'Histoire des collégiens et des lycéens, puisque c'est par la transmission pédagogique d'actes de bravoure des Justes , de témoignages des survivants  dont 200 000 échappèrent à cette Shoah , que les jeunes  prendront exemple.

 

Maryse Saya

Professeur-Documentaliste

 

Rencontre avec Marek Halter à la librairie Arthaud Grenoble

Le Dauphiné Libéré du 2 Février 2013

DL20130202MarekHalter.